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mercredi 7 avril 2010

IPad: premières impressions d'un "early adopter"


Comme certains d'entre vous ont pu le voir sur Twitter, ou sur certaines chaînes de TV (je n'ai pas trouvé les liens vers BFM-TV, si vous avez..., merci RichardTrois pour le lien) et de radio, j'ai eu la chance de pouvoir me rendre à New York le jour du lancement du iPad, avec l'ami Geoffrey La Rocca de RMC.

Je ne vais pas m'étendre sur le déroulé des événements. De nombreux compte-rendus ont déjà été faits. Je retiens simplement l'étonnante capacité qu'ont les Américains de faire du lancement d'un produit un moment de fête.  Mais surtout le professionnalisme d'Apple. Il y avait certes moins de monde que prévu, mais l'excellente organisation a permis d'éviter les bousculades et l'attente (moins de 20mn pour être servi après l'ouverture des portes). On aime ou on n'aime pas, mais j'ai pris une belle leçon de marketing.





1) Sauveur de la presse écrite ?

Premier constat, après de nombreuses heures de prise en main: l'iPad ne va pas sauver la presse écrite.


L'idée que la sortie d'un e-book allait brutalement changer les usages, c'est à dire faire oublier aux lecteurs quinze ans de navigation libre sur le web pour revenir au format traditionnel du magazine dans le même environnement fermé que jadis, était évidemment naïve.

Elle parait encore plus saugrenue une fois que l'on a eu la tablette en main.

Certes, les premières applications presse que j'ai pu tester pourraient être améliorées.
Je passe rapidement sur celle du Monde, simple Pdf porté sur e-paper, ridicule et inutile. Celle de Paris Match est dans le même esprit: on reproduit le magazine, à l'identique, sur iPad. Time Magazine fait pire: chaque e-magazine est venu plus de 4$!

La plus réussie jusqu'ici, est l'application du Wall Street Journal. Les éditions du jour sont payantes, mais on peut consulter gratuitement une édition "live". L'expérience est plutôt agréable. L'appli reprend l'architecture d'un journal traditionnel, ce qui se marie plutôt bien avec le format de la tablette, et remplace généreusement les photos par des vidéos. Ce qui donne la drôle d'impression de se retrouver devant le Daily Prophet, le fameux journal papier de Harry Potter, dont les photos sont animées.

Seul hic: la navigation web avec Safari est très agréable et n'a rien à voir avec celle sur iPhone. Ce qui réduit l'intérêt de l'application. Pour l'instant, il est presque plus intéressant d'aller sur le site du NY Times...



...que sur son application iPad.



Pour nous ramener vers leurs applications, les médias devront donc sérieusement travailler leurs interfaces, afin d'offrir une expérience utilisateur vraiment compétitive.
Sans doute devront-ils envisager les applications comme des hors-séries, des packaging "jetables", plutôt que comme des médias tout en un. Et faire appel à des game designer (les professionnels du jeu vidéo).

A ce titre, l'application d'AP, présentée comme un album photo/vidéo, est déjà beaucoup plus ambitieuse (même si je la trouve est assez ratée, par ailleurs).



2) L'avenir des appli média est là:


Parmi la première livraison, les applications média les plus intéressantes étaient les agrégateurs.


- Newsrack, par exemple, se branche sur votre compte Google Reader pour télécharger tous vos flux RSS. L'interface, sans être révolutionnaire, est claire et agréable, avec des outils de partage et la possibilité de "sortir" pour aller sur Internet.



Je peux y lire mes blogs favoris, mais aussi les sections du NY Times et du Monde qui m'intéressent.
C'est devenu la première application que j'ouvre sur mon iPad.


- StumbleUpon: il s'agit de l'application du service du même nom, que vous connaissez peut-être déjà sur Internet. Ce méta-média s'appuie sur ce que partagent les utilisateurs pour proposer une sélection de news, de photos, de vidéos et de billets de blogs.



- Early Edition: présente vos flux RSS sous la forme d'un journal dont on tourne les pages.



On le voit bien, si l'ergonomie de l'écran nous ramène au format magazine, cela ne veut pas dire que les médias papier sont avantagés. Rien n'empêche de présenter une sélection de contenus venus de plusieurs médias en ligne et de les présenter dans une interface ergonomique à la manière d'un journal ou d'un livre.

L'iPad est finalement plus une nouvelle façon d'aborder les contenus qu'un e-book au sens où on le comprenait jusqu'ici.


3) Mais à quoi va servir l'iPad ?

L'expérience utilisateur de l'iPad est vraiment incroyable. Les actions sur l'écran tactile sont fluides, agréables, l'expérience est à la fois sensuelle et intellectuelle.
Alors, oui, on peut le voir comme un objet hybride, difficile à situer entre notre smartphone et notre ordinateur portable. On peut le voir comme une gadget de trop.
Mais on peut aussi le voir comme une nouvelle façon d'aborder l'ordinateur, les médias, et le réseau.
Comme l'explique très bien Steven Levy dans Wired, cela fait des années que les interfaces des ordinateurs n'ont pas évolué. Alors que le web a bouleversé nos usages, nous avons conservé notre vieille façon d'utiliser un ordinateur: un clavier, un écran, des logiciels, des fichiers, des prises de connection (USB, Hdmi...), des lecteurs de BlueRay, de DVD venus remplacer le lecteur de disquette...

L'iPad ne va sans doute pas assez loin, on peut penser que la vision de Google du cloud computing (logiciels directement en ligne) et du réseau devrait ringardiser l'écosystème des applications installées sur la tablette. Nous verrons. Mais l'outil nomade tactile révolutionne déjà l'antique ordinateur. C'est une première étape. Et c'est la principale innovation de l'iPad: Plus qu'un e-book ou un mini-lecteur de médias, la tablette d'Apple est un "ordinateur" nouvelle génération.



Très léger, nomade (10 heures d'autonomie!), proposant une qualité d'image fantastique, l'iPad me permet certes de télécharger et de consommer des médias (livres, films, photos, jeux...) mais surtout de produire et de partager. Je peux écrire des textes, travailler sur des tableurs ou des présentations, retoucher mes photos, faire ou d'écouter de la musique, dessiner, prendre des notes, partager mes fichiers, régler mes achats...

A ce titre, le clavier tactile est une merveille d'ergonomie. Zéro défaut!
Personnellement, je laisse désormais mon Macbook Pro chez moi et ne me déplace qu'avec mon iPad.


4) Un outil incomplet

Dans cette optique, d'ailleurs, l'iPad est loin d'être parfait. Et même assez frustrant.

- L'écran: Il est agréable, certes, mais il se comporte assez mal au soleil. Trop de reflets. Lire un livre en pleine lumière est assez fatiguant. Même dans l'obscurité, l'écran rétro-éclairé abime les yeux, contrairement au Kindle.

- La portabilité des applications iPhone: Elle est présentée comme un atout. En fait, vous vous rendre vite compte qu'elle ne présente pas beaucoup d'intérêt. Le clavier devient ridiculement petit, et la résolution est médiocre.

- Pas de multi-taches: Devoir jongler entre les appli est vite frustrant. C'est un vrai handicap.

- Pas de connection usb: Une lacune qui limite l'utilisation de l'objet comme un nouvel ordinateur portable (même si on peut le connecter à un ordinateur). Partager ses fichiers est possible (une fonction d'iTunes vous permet d'importer vos documents Word ou Excel par exemple), mais il est très compliqué de les faire naviguer entre les différentes appli. Encore un handicap qui milite pour le Cloud Computing.

- Le prix des applications : On tourne en moyenne autour de 9$ l'appli. Deux à trois fois plus cher que sur iPhone. Les livres sont assez cher aussi: premier prix à 9,9$. On trouve parfois la version papier pour moins cher!

- L'absence de webcam. Frustrant, à l'heure de Chatroulette!

- L'absence de flash: La lecture des sites Internet est sérieusement limitée. Même si de plus en plus de médias abandonnent la technologie flash pour pouvoir être lus sur iPhone et iPad.
Plus généralement, il y a encore des progrès à faire avec le navigation web. Je n'ai pas pu rédiger mon billet depuis l'iPad par exemple. L'interface de Blogger présente de vrais problèmes de compatibilité.

D'ailleurs, l'ergonomie particulière de l'iPad (tout sur un écran, absence de scrolling vertical, pas de flash, la dimension tactile) va certainement bouleverser la façon dont nous concevrons, demain, nos sites web.

D'ici là, j'attends les prochaines versions. Et les tablettes des concurrents. On verra alors si les 300.000 ventes du week-end se transformeront en ras-de-marée. Et si l'iPad est bien la première étape d'une révolution des usages.

- Pour aller plus loin: Je vous conseille la sélection de liens d'AFP Médiawatch.
- Les photos et les captures d'écran sont de moi.

lundi 20 avril 2009

Que (ou qui) peut-on faire payer pour sauver la presse écrite sur le web ?

La crise aurait-elle sonné le glas du gratuit ?
Après la révolution du web 2.0 qui, faute d'avoir apporté un modèle économique, s'en est allée en bouleversant les usages, la crise économique achève de semer un vent de panique dans les médias.

1- Aux US, les journaux mettent la clef sous la porte, tandis qu'en France la PQN n'est pas loin du dépôt de bilan généralisé (aujourd'hui c'est à celui qui tiendra le plus longtemps, jusqu'à ce que le concurrent s'effondre...). Rien à faire: on peut réduire les coûts, mais fabriquer et distribuer un journal coûtera toujours trop cher face à l'érosion chronique de la diffusion.

Et la pub ?
2- La pub s'effondre partout! Même sur Internet où l'on prévoit une baisse de 5% en 2009 aux USA. Du jamais vu.

3- Pire: le marché du display (la pub sur bannières), dominant chez les médias, est en crise. Inspiré du modèle du papier, qui fait reposer ses tarifs sur la rareté des emplacements, le display web ne peut que marquer contre son propre camp: sur le web, pas de rareté, mais des millions de pages. D'où l'effondrement des tarifs...

Face à cet ouragan, qui pourrait pousser les médias à être créatifs, à chercher à faire "le pas de côté" au lieu de courir après des dollars en pénurie, certains ressortent déjà les vieux démons.

- Et si on faisait payer nos contenus ?

Le débat n'est pas nouveau, mais il s'était essoufflé, tranché par les faits...
Il est revenu petit à petit sur la table. Sans doute avec cette déclaration du directeur du NY Times laissant entendre qu'il y avait "une discussion animée et très sérieuse au sein du Times sur la manière d'obliger le consommateur à payer pour ce que nous produisons", après avoir abandonné Time Select en 2007, faute de rentabilité.

On apprend même que les patrons des grands journaux américains se seraient rencontrés en secret au mois d'avril dernier, afin d'unir leurs forces pour: 1) Faire payer leurs contenus. 2) Faire payer Google qui distribue leurs contenus. 3) Comment reprendre le contrôle des petites annonces, trustées par le gratuit Craiglist... Non, non, nous ne sommes pas en 2006!

On semble presque oublier que les expériences dont on parle ont déjà été tentées par les médias, sans succès. J'avais dressé sur ce blog un état des lieux assez précis sur la question... en novembre 2006.
(On pourrait y ajouter le cas de Médiapart qui, après un an d'existence, en est à 14.000 abonnés à 9$/ mois, et espère atteindre les 40.000 d'ici 2011 pour atteindre le point zéro. Pas simple.)

Alors, qu'est-ce qui a changé depuis 2007 ? Le public serait-il plus mûr ? Y-a-t-il eu des études à ce sujet ? De nouveaux arguments ?
Non. Nous en sommes pour l'instant encore au stade de l'incantatoire: la pub (telle que nous la pratiquons) ne suffit plus, les contenus de la presse (tels que nous les produisons) coûtent cher, il faut faire les faire payer. Hadopi style...

Jeff Jarvis, qui ne croit pas au modèle payant actuel, lance sur son blog une réflexion pour recueillir des données et se faire enfin une idée sur le nouveau buzz du moment (traduction en français sur Rue89). Parmi elles, les calculs rapportés par Martin Langeveld (pour qui ça ne "colle pas") et la feuille excel multi-scénarii proposée par Jeff Mignon (pour qui faire payer les contenus sur le web ne permettra pas de couvrir tous les frais d'une rédaction) (remarquez, la pub non plus...).

Alors, où sont les solutions ? Qui a raison ?

Et si on prenait le modèle à l'envers ?
Posons un scénario à la Jules Vernes: imaginons le futur... imaginons que tous les journaux du monde entier se mettent d'accord pour mettre tous leurs contenus derrière un mur payant. Dehors Google! Que se passerait-il ? Peer to peer ! Blogs ! Qu'est-ce qui empêche un blogueur de reprendre (sans la copier) un info produite par un média ? On ne peut pas forcer l'usage. On peut en générer de nouveaux, mais on ne peut pas aller contre.

Oui mais: mon info coûte cher à produire! Certes, mais quelle valeur a-t-elle quand tout le monde peut la partager sur Internet quelques secondes après qu'elle soit devenue publique ? Quelle est la valeur d'une info?
Avant de parler de faire payer, il faut donc repenser l'info.
On parle de faire payer des "contenus", comme si le web était un simple support au même titre que le papier. Internet n'est pas un support, c'est un réseau. Internet, c'est justement la fin du contenu tel qu'on le concevait !

Ecrit avec la participation de l'audience, remis à jour au fil de la journée, construit à partir de liens provenant d'autres contenus, même la notion de copyright est bouleversée: sur Internet, le contenu devient process. Il devient "open-source". Comment je vends ça ? Qu'est-ce que je vends, en fait ?

Alors, quelles solutions ? Pas de solutions, mais des pistes d'expérimentation. La clef : ne parlons plus de contenus, mais d'usages !

1 - Le contenu est un process, le journalisme aussi: l'info sur le web se construit en réseau, avec d'autres journalistes mais aussi des non-journalistes (témoins, experts, relais...). Si, sur Internet, on remplace la traditionnelle "rédaction" par la communauté, peut-on demander à cette communauté de payer ses journalistes à l'acte ? David Cohn expérimente en ce moment avec Spot.us un modèle où le journaliste indépendant propose son idée de reportage et se fait payer par les lecteurs en amont sous forme de "don". Ici un exemple intéressant de reportage financé à 550$ par la communauté et réalisé en collaboration avec des médias locaux. Info en réseau... On ne vend pas qu'un contenu, mais une personnalisation interactive, une participation au process.
2- Si ne vend pas le contenu, je peux travailler sur la communauté: que puis-je lui vendre ? Quels services ? Quels contenus gratuits pour attirer vers quels services payants (coaching, newsletters, avantages, paris en ligne...), ? Est-ce que la force de ma marque me le permet ? Comment je fais payer ?
Organiser les communautés, voilà un nouveau rôle pour les médias, avec à la clef des modèles à expérimenter.

3- Repenser la pub, quand même: sur Internet, l'annoncer devient son propre média et interpelle directement les communautés: souvent via de nouveaux relais (les blogueurs). Ou, mieux, en créant ses blogs comme l'explique le fondateur de "The Company Blog": l'annonceur ne parle pas de ses produits, mais de sujets dans son domaine de spécialité. Une marque de supermarchés, par exemple, qui crée son site de recettes de cuisine... Il génère du bon référencement avec du contenu de qualité...
4- Enfin: le papier n'est pas mort, il est juste mal pensé! Le papier reste un support prestigieux, affectif. J'ai déjà évoqué tout l'intérêt que je portais au reverse publishing sur ce blog: on fédère la communauté sur le Net avec un média participatif et l'on finance l'opération avec un hebdo papier, financé par la pub ou payant...
On peut aussi faire de l'argent en publiant un livre reprenant les contenus d'un bon blog.

Ce ne sont que quelques pistes. D'autres idées ?

(Illustration: 7is7.com)

jeudi 6 novembre 2008

Elections américaines: le Drudge Report devant le NY Times


C'est moins énorme que l'élection de Barack Obama (quelle émotion!), mais c'est quand même une petite bombe. On disait déjà que le Drudge Report, un blog qui ne publie qu'une sélection de liens vers d'autres sites, était considéré comme le média web le plus influent sur la campagne électorale US (ou même comme le journaliste le plus influent du monde, selon le Telegraph).
Mais qui pouvait imaginer qu'il exploserait l'un des plus gros sites d'infos américains: le New York Times? Le premier site de presse et 5e site d'infos aux USA (chiffres Nielsen de septembre)!

Qu'est-ce que le Drudge Report?



On le connait pour avoir, sous l'influence des conservateurs, "sorti" l'affaire Monica Lewinski. Mais il s'agit surtout d'un site qui pratique ce que l'on appelle le "journalisme de liens". Un site qui ne publie que des liens vers les meilleurs infos piochées sur le Net. Un titre, un lien. Mais un "bon lien", qui est une forme de traitement de l'info, né avec le Net: la meilleure info au meilleur moment.
La présentation du site est volontairement "old school", un design très confus, très moche, juste une liste de titres, mais remise à jour régulièrement.

C'est ce site là (piloté par Matt Drudge) qui est arrivé, selon Hitwise, 6eme derrière des mastodontes comme CNN, Yahoo News ou Google News! Et devant le premier site de presse, la référence en la matière. Drudge Report annonce sur son site plus de 840 millions de visites en un mois, 33 millions dans les dernières 24 heures.
Une équipe minuscule (c'est à dire: zéro équipe), un budget minuscule... devant le NYTimes. A méditer.

Source: Techcrunch
Lire également sur Mediachroniques: "Elections américaines, Internet devant les journaux"

mercredi 11 octobre 2006

Pourquoi YouTube et pas le New York Times ?

Pourquoi Google n'a-t-il pas acheté le New York Times online au lieu de YouTube ? C'est, à mon avis, la vraie question que devraient se poser les patrons de presse après la secousse sismique provoquée par le jackpot web 2.0 de l'année.

YouTube : 12 millions de visiteurs par mois. Le NY Times : 29 millions de visiteurs (un chiffre d'affaires de 832 millions de dollars, et plein de projets).

Susan Mernit le constate sur son blog :
"Si Google cherchait un lieu pour placer ses pubs adwords, ils auraient réfléchi à l'idée de racheter le NYTimes.com. Mais ils ne l'ont pas fait. Et le fait qu'ils aient choisi YouTube montre que le cercueil des médias de masse est déjà au bord de la tombe... (...) Le miracle de YouTube vient du fait que YouTube est une plateforme où la crème (les vidéos générées par les utilisateurs) déborde de la tasse pour être savourée par le monde, pendant que l'entreprise NY TImes est une organisation d'informations qui paie des milliers de journalistes, designers, commerciaux pour créer un contenu d'experts qui dit aux gens ce qu'il faut aimer et penser. Mais ça, c'était le passé."

Les producteurs de contenu n'intéresseraient-ils donc plus grand monde ?
Alors ?

Juste avant l'annonce du rachat de YouTube par Google j'étais en train de préparer un post où je résumais ce qui me semblait être les cinq clefs de l'avenir des médias online de proximité :

- Contenu généré par l'utilisateur
- Profil utilisateur
- Communauté
- Bases de données
- Vidéo vidéo vidéo

Pas de panique, d'accord. Mais il est temps de s'interroger, non ?