Affichage des articles dont le libellé est étude. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est étude. Afficher tous les articles

mardi 8 janvier 2008

Vos futurs (non) lecteurs, suite

J'avais relayé, fin octobre, une étude sur la consommation des médias et du Net par les jeunes. En voici une autre, publiée par Pew Internet and American Life Project.



Selon cette étude, 93% des adolescents américains (12-17 ans) utilisent Internet.

Sur ceux là:

- 64% ont participé au moins une fois à une activité de création de contenus sur le Net, contre 57% en 2004.
- Parmi eux, plus de filles (55%)

- 39% partagent leurs créations en ligne, telles que dessins, photos, vidéos, ou articles (33% en 2004). Contre 22% des adultes.

- 33% on créé ou travaillé sur des pages web ou blogs pour les autres, y compris des groupes auxquels ils participent (amis ou école) (32% en 2004).

- 28% ont créé leur propre journal en ligne ou un blog (19% en 2004)

- 28% remixent des contenus qu'ils trouvent en ligne et en font leur propres créations (19% en 2004).

- 55% ont créé un profil sur un réseau social (Facebook, MySpace), 47% ont uploadé des photos que tout le monde peut voir (mais certains en restreignent l'accès). 14% ont posté des vidéos.

- L'utilisation des médias sociaux (blogs, création et partage de contenu) est centrale dans leur vie.

- L'image joue un rôle majeur dans la vie de l'adolescent. Poster des photos ou des vidéos en ligne permet de démarrer une conversation (89% disent qu'ils recoivent des commentaires sur les photos qu'ils postent, 72% sur les vidéos)

- Ils communiquent de moins en moins par e-mail. C'est aujourd'hui le dernier choix de communication des 12-17, loin derrière le téléphone portable, les textos, les messageries instantatées (messenger) et les réseaux sociaux.

- Cependant, et c'est la bonne nouvelle : leur utilisation majeure d'Internet concerne plus la recherche d'information que la communication:
81% sont allés sur des sites les informant sur le cinéma, la télé, ou des stars. 77% sont allés chercher de l'info sur l'actualité. 68% utilisent des messageries instantanées. 57% regardent les sites de partage de vidéos et 55% et participent à des réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace.

(Télécharger l'étude au format pdf)

lundi 29 octobre 2007

Vos futurs (non) lecteurs


Ils sont suréquipés, ils tiennent presque tous un blog, et leur téléphone est une extension de leur personnalité... voici ce qui ressort d'une étude TNS Media Intelligence, qui sortira début novembre. L'institut a interrogé 1953 adolescents et pré-adolescents de 8 à 19 ans sur leurs usages.

Le site LSA en résume les grandes lignes :
- 94 : le nombre de numéros de téléphone enregistrés sur leur portable
- 78: celui de leurs contacts MSN
- 86: celui de leurs amis sur les sites communautaires (MySpace ou Facebook)

- Des ados suréquipés, et de plus en plus tôt : le maximum d'équipement est atteint entre 12 et 15 ans. (16 et 19 ans pour le téléphone mobile).
- Les progressions sont impressionnantes: en trois ans, le taux de connection internet a été multiplié par trois (89% sont connectés au Net), la possession de mobile par quatre (59%), et la possession d'un lecteur mp3 par douze (61%)...

- Ils mixent les médias: 71 % des 16-20 ans utilisent plusieurs médias en même temps pour se faire leur propre opinion, pour communiquer et donner leur avis et… parce qu’ils n’aiment pas le silence ! (étude G2 Paris, à paraître en janvier 2008)
- Ils passent 4 h 17 en moyenne par jour devant un écran (télé, ordinateur ou téléphone). 70% des ados passent plus de deux heures par jour sur le Net.

- Les jeunes sont des médias : ils sont producteurs de contenus, mais aussi diffuseurs (ils diffusent les contenus qui leur plaisent ou leur ressemblent).
- Ils partagent leurs découvertes : "Huit jeunes sur dix partagent immédiatement avec leurs amis ce qu’ils trouvent d’intéressant ou de drôle sur internet" (Source: NRJ Lab).
- Sur les 9 millions de blogs recensés en France, 85% sont tenus par les 15-25 ans. "Pour 34% d'entre eux, c'est une activité quotidienne. Le chiffre tombe à 23% pour les 16-19 ans". Selon une autre étude (G2 Paris), 82% des moins de 24 ans déclarent avoir déjà créé un blog, dont 40% sur Skyblog.

- "Les jeunes pratiquent l'égologie: ils mettent en commun leur propre égo, démultiplié par Internet" (Julien Silvan, Business Lab)
- "Les jeunes veulent gérer leur parole" (Florence Hermelin, NRJ)
- "Les deux tiers des américains de 18 à 21 ans ont un profil sur un réseau social (mySpace ou facebook)". (étude G2 Paris)

- Experts (75% des joueurs de 8 à 19% s'estiment experts), "ces jeunes suréquipés ne sont pas des geeks, des fous d'informatique incollables (...). Les jeunes veulent avant tout de la simplicité."
- 30 % des 11-15 ans participent à des jeux de réseau en ligne. (G2 Paris)

- Trois maîtres mots : l'immédiateté (tout est devenu immédiat, accessible d'un seul clic), l'interactivité (tout est cliquable, on donne son avis sur tout, on met sa vie en ligne sur son blog ou les sites communautaires), et la gratuité (40% des jeunes ont téléchargé de la musique et des films illégalement).

A croiser avec l'étude, plus orientée news, publiée au printemps dernier par le Joan Jorenstein Center : 60% des adolescents ne font pas attention aux actualités quotidiennes.


Quels consommateurs d'infos feront-ils demain? Ou plutôt : de quelle info? S'il y a de l'info? Et distribuée comment?

L'info telle que nous la connaissons, telle que des générations de journalistes l'ont travaillée, est morte pour cette génération à venir.
Pour être plus juste (et moins anxiogène...): l'info n'est pas morte, c'est son ADN qui a muté. Ses territoires également: moins de hard news, plus d'egonews (ma proximité émotionnelle, mes amis, le témoignage), plus d'infotainment, plus d'info de niche, voire de micro-niche. Une info fragmentée, poreuse, prise comme un "work in progress" et un échange permanents.
C'est une révolution des pratiques éditoriales qui s'est engagée. J'essaierais d'y revenir en détail dans un prochain post.

Cet ADN en mutation accélérée implique également de nouveaux modes de distribution : Google évidemment, mais aussi, et c'est nouveau, les réseaux sociaux comme Facebook et MySpace (info virale et bouche à oreille). Il y en aura d'autres.

Enfin, pour ne rien "arranger": la pub, telle que nous la connaissons, est en train de subir le même sort. Bonjour les modèles économiques!

mardi 8 mai 2007

La diffusion mondiale des journaux en hausse de près de 2%


L'objectif de cette étude de l'Association mondiale des journaux (WAN) est de démontrer la bonne santé de ses adhérents. C'est réussi. La presse écrite se porte bien, affirme le rapport "WAN capital market 2007". La diffusion des journaux payants a augmenté de 1,9% dans le monde. En Europe, cependant, cette progression est beaucoup plus limitée : 0,7%. Tandis qu'aux Etats-Unis, la baisse continue : -1,97%.

Le nombre de titre payants a également augmenté de 3,1%. (+5,6% en Europe).

Les journaux du dimanche ont, eux, connu une baisse de 3,4% l'an passé, mais une progression de 15,7% en cinq ans.

De leur côté, les journaux gratuits voient leur diffusion doubler de volume. 40,8 millions d'exemplaires sont désormais distribués dans le monde. L'Europe en tête avec 66% du marché, contre 15% pour les Etats-Unis et 16% pour l'Asie.

Dans les 18 derniers mois, la presse papier a investi 600 milliards de dollars dans de nouveaux équipements d'impression et de production.

Publicité :

- Les journaux représentent aujourd'hui 29,4% du marché publicitaire mondial, contre 37,7% pour la télévision, 12,9% pour les magazines, 8,3% pour la radio, 5,9% pour l'affichage et 5,7% pour l'Internet (en France, la part de marché d'Internet dépasse les 10%). Ce qui fait 42,3% de part de marché pour le papier.
- Les revenus publicitaires des journaux ont augmenté de 4% en un an (3,04% en Europe) et de 15,6% en cinq ans (11,1%). Ces revenus pourraient progresser de 17% d'ici 2010, prophétise l'étude (14,2% en Europe).
Les revenus publicitaires globaux devraient, eux, augmenter de 6,2%. Internet devrait récupérer 20,4% de cette hausse, contre 18,2% pour les journaux et 39,6% pour la télévision.


L'âge des lecteurs :
- 15-34 ans : 31,5% (32,6% en 2002)
- 35-54 ans : 34,5% (34,9%)
- 54 et plus : 34,1% (32,4%)

Sur Internet :

- 44% du temps passé par les utilisateurs sur Internet sont consacrés aux contenus, 33% pour communiquer (messageries mail et instantanées), 5% pour les moteurs de recherche.

- Internet permet d'augmenter l'audience des journaux. Le NY TImes a ainsi augmenté son audience de 12%. 7% pour le Washington Post.

(Télécharger l'étude en Pdf)


Mise à jour : les chiffres de la presse française tombés le 24 mai 2007 sont beaucoup moins rassurants, comme le précise cette dépêche AFP :

"Les ventes de la presse payante française ont reculé de 2,26% en 2006 par rapport à 2005, avec plus de 4,5 milliards d'exemplaires vendus, selon les chiffres rendus publics jeudi lors du 17e Observatoire de la presse, organisé par l'OJD.
Au sein de la presse grand public, les magazines représentent 44,5% des ventes réalisées en France, la presse quotidienne régionale et départementale 36,6%, la presse quotidienne nationale 12%, la presse quotidienne du septième jour (journaux paraissant le dimanche, ndlr) 4,94% et la presse hebdomadaire régionale 1,90%.
La presse quotidienne poursuit son recul, avec une baisse de 1,49%, après un déclin de 1,60% en 2005.
Au palmarès des quotidiens, Ouest France reste en tête avec 761.065 exemplaires vendus chaque jour en moyenne, suivi par l'édition générale de l'Equipe (groupe Amaury, 350.528 exemplaires), le quotidien régional le Parisien (groupe Amaury, 336.337 exemplaires), le Figaro (322.497 ex.) et le Monde (312.265 ex.).
La presse quotidienne nationale baisse de 1,30%, la presse quotidienne régionale et départementale de 1,55%, la presse quotidienne du 7e jour de 0,41% et la presse hebdomadaire régionale de 0,93%.
De son côté, la presse magazine enregistre un recul de 2,90%."
(Source : AFP)

mercredi 7 mars 2007

A lire : "les médias d'information bousculés par Internet"

A lire ou à télécharger (en pdf) le dernier numéro de l'Aquitaine numérique consacré à la révolution du web dans les médias. Les lecteurs de "Demain tous journalistes?" (l'auteur du dossier, Eric Culnaërt, en fait partie) y retrouveront un assez bon résumé des thèses développées sur ce blog depuis plus d'un an.

En voici quelques extraits :

Temps passé sur Internet :

"On observe par ailleurs des usages en consolidation: l’INSEE annonçait en 2006 que le cap était franchi des 25% de Français consultant internet quotidiennement, et le dernier état de la consommation média des Français publié par Médiamétrie//NetRatings comptabilise un temps mensuel passé en ligne en augmentation de plus de deux heures entre décembre 2005 et décembre 2006 :avec un pic à 24 heures en novembre 2006, il a été multiplié par quatre depuis 2002."

Spécificité du web :

"Les palmarès de fréquentation des sites internet placent régulièrement aufeminin.com et doctissimo.fr (sites de presse féminine et santé respectivement), tous deux des pure players sans version imprimée, loin devant tous leurs concurrents issus du papier. Leur force? des contenus spécifiquement taillés pour le web, et la place belle faite à l’expression des visiteurs sur les forums."

Vidéo :

"Un rapport Screen Digest (janvier 2007) évalue à 47% fin 2006 la part des contenus utilisateurs dans la masse explosive de la vidéo en ligne, et table sur 55% à l’horizon 2010, avec un bémol sur lequel on reviendra: cette masse ne génèrera selon les auteurs que 15% des revenus associés à la vidéo en ligne."

"De la même façon que les élections américaines de 2004 ont consacré l’influence des blogueurs, la présidentielle française est en passe de devenir celle de la vidéo en ligne."

Blogs :

"Selon Médiamétrie (novembre 2006), 8,7 millions d’internautes français consultent des blogs chaque mois (soit 30% de plus en un an); ils sont 4,5 millions à y poster des commentaires et 3,6 millions à avoir créé un blog (+60% en un an)"

Modèles économiques du journalisme citoyen :

"Les prédictions 2007 du cabinet Deloitte spécialisé dans les médias font du contenu utilisateur une tendance durable, mais le modèle économique n’est pas celui d’une rentabilité directe, plutôt celui d’un rachat ou d’un adossement à un groupe média classique, une opinion largement partagée par les acteurs les entrepreneurs de l’UGC (user-generated content) eux-mêmes."

Petites annonces :

"Les services de ce type se multiplient en France, un véritable défi pour la presse quand on sait qu’un quotidien comme Ouest France, dont le niveau de rentabilité est inférieur à 5%, en tire 20% de ses ressources"

Gratuit/ payant :

"Début février, on a vu apparaître Congoo.com: l’idée est de proposer à ceux qui désirent de temps à autre accéder en ligne à des contenus d’information payants, de rassembler en un abonnement unique et économique 300 sources exigeant d’ordinaire chacune un abonnement spécifique (...).
"Les stratégies divergent notablement, au moins peut-on observer que le modèle dominant sur internet est celui de la monétisation du trafic par la publicité. Le secteur de la pub sur internet, s’il reste derrière les médias traditionnels, croît en France 5 fois plus vite: l’étude annuelle Internet Advertising Bureau France et TNS Media Intelligence vient de mettre en évidence une croissance de presque 50% du secteur sur 2006; avec plus de 2 milliards d’euros, il atteint 10% de la pub tous secteurs confondus et le nombre de nouveaux annonceurs y a progressé de 27%."

La presse expérimente :

"Les sites d’information en ligne intègrent progressivement quelques outils technologiques, certains majeurs comme la possibilité de se créer un portail personnalisé via RSS (Time Magazine, Wall Street Journal), d’autres plus anecdotiques comme la transposition audio des articles par synthèse vocale (Washington Times, ZDNet) – le site de La Tribune permet aux abonnés d’annoter et de surligner les articles et d’en conserver une sauvegarde ainsi personnalisée. Mais l’évolution majeure réside dans l’ouverture des contenus à la communauté.
Cela se traduit en particulier par la possibilité de commenter les articles (...).
"Les plateformes de blogs s’inscrivent dans la même démarche, avec (...) un bénéfice généralement sensible en termes de contenus et d’audience: Nielsen//NetRatings vient de révéler que les blogs des dix plus grands journaux américains avaient triplé leur audience entre décembre 2005 et décembre 2006, contre une croissance de seulement 10% des sites eux-mêmes."

dimanche 14 janvier 2007

Presse écrite : peut-on croire au retour à l'équilibre ?


Une récente étude (lire l'article ici et ici en anglais) a révélé une halte dans la dramatique chute des ventes de quotidiens aux Etats-Unis. Le lectorat régulier était passé de 47% en 2002 à 44% en 2004, mais ce chiffre n'a plus bougé depuis. Une nouvelle qui, après des années de catastrophisme, a l'air de générer, outre-atlantique, une vague inattendue d'enthousiasme...

Mais aussi en France : jeudi dernier, le président du quotidien français Sud Ouest, Jean Claude Bonnaud, s'est dit "convaincu que la baisse de la diffusion de la Presse quotidienne régionale n'est en aucun cas une fatalité" (lire l'article ici). Le journal local prépare une nouvelle formule pour 2008.

Du coup, on se prend à croire à la fin du déclin. Méthode Coué ou vraie vision ? D'un point de vue purement théorique, l'idée n'est pas complètement irréaliste. La chute relative (tous les journaux ne chutent pas) a peut-être une limite. On peut en effet imaginer que, après avoir perdu un certain nombre de lecteurs, la presse écrite finisse par atteindre un seuil en deça duquel elle ne descendrait pas. Une sorte de noyau dur. Pourquoi ?
Qu'observe-t-on aux Etats-Unis ? Le lectorat quotidien d'Internet est de 22%, contre 44% pour la presse écrite. Or, après une hausse phénoménale (on partait de zéro), la tendance sur le Net est naturellement au ralentissement. En face, la chute des ventes papier a explosé, avant de ralentir puis de stagner. On pourrait donc conclure qu'un équilibre est en train de s'opérer.
On a d'ailleurs quelques exemples de quotidiens lancés récemment sur le marché, qui semblent avoir trouvé leur public.

Tout bon produit se vend, à condition de bien cibler son lectorat, de lui offrir ce dont il a besoin et de concentrer les coûts sur ces objectifs.
Il n'y a donc pas de raison que la presse écrite échappe à cette règle. Il n'y a pas de transfert à 100% du lectorat papier vers le Net. Les usages n'y sont pas les mêmes. Par contre, avec le vieillissement de la population internaute, le lectorat a tendance à se confondre. Il faut donc aujourd'hui cerner les usages plus que les populations.

Et vous, pensez-vous que la baisse de la diffusion des journaux peut être durablement enrayée?

jeudi 9 novembre 2006

France : six titres de presse sur dix n'ont pas de site Internet

Je reviens d'une conférence à Paris organisée par MLP. J'y avais été invité pour intervenir sur la presse face à Internet.
L'occasion de découvrir une étude présentée par Deepblue/Isobar sur le sujet : un état des lieux effectué sur 250 sites internet d'éditeurs de presse.
Premier chiffre, éloquent, qui témoigne du retard considérable de la France dans ce domaine : 6 titres de presse sur 10 n'ont pas de site Internet (57% des titres OJD). Les mieux lotis sont les titres d'information générale (92%). Mais la presse mag thématique et de loisirs paraît hors du coup. La presse féminine notamment, très frileuse dans ce domaine, est largement sous représentée (44%), tandis que le site aufeminin.com cartonne (4 millions d'euros de résultat net l'an passé). Les causes : un certain désarroi face à la révolution des usages, et la peur du gratuit et de la cannibalisation du papier par le Net. Surtout pour les magazines dits de niche, qui ont du mal à conceptualiser un modèle économique viable sur Internet.
Conséquence :les créneaux thématiques sont aujourd'hui dominés par les pure players, qui, eux, se posent beaucoup moins de questions.
Selon les chiffres avancés par l'étude Deepblue, en économie, Boursorama l'emporte face au quotidien Les Echos. En presse féminine, aufemin.com, cité plus haut, écrase la concurrence. Le premier magazine sur ce créneau, Psychologies arrive en 6eme position. Sur la santé, Doctissimo, encore un pure player, occupe seul le terrain. Face à lui : aucun site de titre de presse mesuré. Enfin, sur la thématique auto, l'Argus, premier site de presse arrive 6eme contre le numéro 1 Caradisiac. Deux exceptions : L'Equipe, N°1 sur le sport et Le Figaro et Le Monde sur la thématique actualité .
Côté recettes publicitaires, la part de marché des sites des titres presse ne dépasse pas 15% du chiffre d'affaires pub Internet, toujours selon l'étude de Deepblue, citant des chiffres TNS Secodip sur le 1er semestre 2006. 1er titre presse papier : 01 informatique (6% de part de marché, sur son espace de téléchargement plus que sur ses contenus). Les autres sont loins derrière : 2eme, Le Nouvel Observateur (1,5%), suivis par Le Monde et l'Equipe (1%).

jeudi 2 novembre 2006

53% de Français connectés à Internet

Ce sont les chiffres publiés par Mediamétrie (télécharger le document ici en PDF) pour le mois de Septembre 2006. Des statistiques en progression constante. En septembre dernier 28 046 000 individus de 11 ans et plus se sont connectés à Internet, soit 53,7% de la population. Une hausse de 12% par rapport à septembre 2005.
Plus impressionnant : 88,6% des internautes français (37% de la population) sont connectés au haut-débit. Soit une hausse de 36%. Nous continuons de battre des records internationaux. Je suis d'ailleurs surpris que la vidéo ne se développe pas plus vite sur les sites des journaux français.
Enfin, toujours selon Médiamétrie, 52,9% des foyers (13,5 millions) étaient équipés d'un micro-ordinateur au troisième trimestre 2006. 1,2 million de foyers se sont équipés en un an (+10%). Parmi eux 10,9 millions de foyers sont connectés à Internet, soit 42,6%, contre 35,5% au troisième trimestre 2005. Le temps passé sur le web par visiteur unique, à la maison ou au travail, a augmenté de 2h19 minutes entre septembre 2005 et 2006 : on passe de 19h52 à 22h11 .
Ls sites les plus visités : 1) Google 2) Orange 3) MSN 4) Free 5) Yahoo 6) Pages jaunes.

(Source : tarifmedia.com et Mediamétrie)

vendredi 20 octobre 2006

Ce que font les Français sur Internet

Une nouvelle étude de l'observatoire européen NetObserver (Novatris), présentée en détail par le Journal du Net (ici), dresse un bilan des usages des Européens sur le Net, pays par pays.
On se rend compte globalement, par rapport à leurs voisins, les internautes français ont une bonne image de la publicité et sont assez peu friands de services payants.

- Les Français adorent converser : les internautes Français restent les champions des blogs. Avec 15% de créateurs de blogs, ils sont seconds juste derrière l'Espagne (17%), largement en tête sur toutes les pratiques de communication en ligne. 58% des Français utilisent les messageries instantanées (MSN, Yahoo messenger...), 38% utilisent les outils de télécommunications, et 10% pratiquent le podcasting.

- Les Français n'aiment pas payer... : sur les services de téléchargement et de divertissement payants, la France est en queue de peloton loin derrière l'Allemagne. 15,4% utilisent les sms sur leur mobile, 9,9% jouent ou téléchargent des jeux vidéo en ligne, 9,8% téléchargent de la musique (27% au Royaume-Uni), 9,8 achètent des logos pour leur téléphone, et 10,6% achètent du développement de photos en ligne. Côté sites payants pratiques : les Français sont encore à la traîne pour les services d'enchères (15,7% contre 37% d'Allemands...), et peu demandeurs des services payants en général (8,9% pour la publication et la consommation de petites annonces, et 3,5% pour les services de rencontres).

- ... mais ils aiment la publicité : Non seulement les français adorent ce qui est gratuit, mais ils ont plutôt une attitude positive par rapport à la publicité en ligne, à condition qu'elle ressemble à du contenu : plus d'un Français sur trois (37%) clique sur les liens sponsorisés dans les moteurs de recherche, un record en Europe. Par contre ils sont moins nombreux à cliquer sur les bannières : 22% visitent un site après avoir cliqué sur la publicité (ils sont avant derniers derrière le Royaume Uni, l'Espagne et l'Italie). Enfin 55% participent à des jeux publicitaires (ils sont largement en tête, devant les Anglais, 35%).
56% des internautes français trouvent que la pub en ligne les aide à découvrir de nouveaux produits.

- Le profil des internautes français : 52% sont des hommes, 48% des femmes. On y trouve 37% de CSP+, 32 de CSP- et 31% d'inactifs. Les tranches d'âges sont assez intéressantes : avec une majorité de 35-49 ans (33%), suivis par les 25-34 ans (23%), les plus jeunes et les séniors (tous les deux à 22%).

(L'étude a été menée par NetObserver entre les mois de mars et juin 2006 auprès d’un échantillon global de plus de 170.000 internautes recrutés sur plus de 400 sites européens.
Vous pouvez télécharger une synthèse de l'étude ici en pdf.)