dimanche 17 septembre 2006

"La presse traditionnelle a peu d'avenir en l'état"

C'est qu'a déclaré aujourd'hui Arnaud Lagardère, dans une interview donnée au "Journal du dimanche" (dont il est aussi le patron, avec Paris Match et la Provence).
"La presse traditionnelle a peu d'avenir en l'état alors que l'on va vers une dématérialisation du support traditionnel". Et il prédit : "La presse quotidienne a dix ans devant elle. Les coûts de production deviendront intenables".

Plus intéressant, sur la nécessaire transition des médias traditionnels vers les supports numériques, le patron du groupe Lagardère semble avoir compris qu'il ne s'agissait pas de basculer les articles de ses titres sur le Net :
"notre adaptation ne consistera pas à faire une transposition systématique et mécanique sur internet de tous nos titres de presse. Ce serait une erreur (...) Notre plus restera la richesse des contenus." Et d'ajouter: "On ne va pas subir la mutation des modes de consommation, on va jouer au contraire une partie de cette évolution (...) Chacun devra trouver sa voie, dépasser le cadre de sa mission traditionnelle".

La presse moteur de l'innovation dans les nouveaux médias ? Un rôle abandonné jusque là aux "pure plays" Yahoo et autres digg. Les trois prochaines années seront déterminantes.

(Source : AFP et JDD)

4 commentaires:

dubuc a dit…

Il était temps que la presse dont la vocation est de produire du contenu s'affranchisse de son dogme: presse=papier! Les technologies numériques ne fournissent qu'un nouveau canal de distribution!!!

Jeff Mignon a dit…

Ca veut dire quoi : "On ne va pas subir les modes de consommation, on va jouer au contraire une partie de cette évolution…" ?

chrys | GreBlog MonGrenoble a dit…

LLM en parle un peu dans l'un de ces derniers billets :-)

A bientôt...

:-)

Benoit Raphael a dit…

Jeff : je ne vais pas répondre à sa place !!
Mais je l'entends comme une volonté, louable, de ne plus subir la mutation des modes de consommations, mais de s'en faire l'acteur. Et d'inventer les médias de demain.
Ou alors je rêve tout haut...