vendredi 29 septembre 2006

Tout le monde rêve de MySpace

J'ai déjà expliqué dans un précédent post pourquoi je pensais qu'il ne fallait pas jauger MySpace par rapport à son modèle économique intrinsèque, mais aux immenses possibilités business qu'il offrait. MySpace n'est que la pièce d'un puzzle très ingénieux. Un moteur de business. MySpace, c'est la communauté. MySpace coûte cher, mais la communauté n'a pas de prix.

Ce n'est pas innocemment que Ross Levinsohn, le président de Fox Interactive (qui détient MySpace) déclare publiquement que son objectif est de dépasser Yahoo (ici), dont le modèle économique repose également sur la communauté.

MySpace, encore une fois, est la base de données ultime, capable de générer de nouveaux business. C'est le formulaire le plus génial et le plus complet jamais créé sur le Net (les utilisateurs n'ont pas l'impression de remplir un formulaire, ils le font en créant leur page personnelle). Un formulaire et un lieu de vie captif sur lesquels Newscorp peut brancher du contenu, des petites annonces, des programmes télé ou encore du commerce ciblé.
"Fox Interactive n'est pas juste MySpace",précise Ross Levinsohn. Non, c'est du contenu (foxsports.com: infos sport, ign.com: communauté et infos sur les jeux vidéo, rottentomatoes: cinéma, askmen.com: portail tendance et style de vie, + une majorité de contenu généré par les utilisateurs...) branché sur une communauté gigantesque et "hyperqualifiée".
Selon un analyste de Wall Street, MySpace (qui vient de dépasser le leader de la vidéo en ligne YouTube) pourrait être évalué dans trois ans à environ 15 milliards de dollars (lire ici en anglais), soit trente fois la mise. Il donne l'exemple de publicités vidéo vendues à guichets fermés sur des programmes télé diffusés sur MySpace pouvant atteindre un CPM net (coût pour 1000 impressions de "pages") de 35$ voire 40$.

2 commentaires:

Nicolas a dit…

Epatant. Parfois je me demande où ils trouvent ces gogos... Communautarisme et cours en bourse, une alchimie explosive ?

Laurent a dit…

Je suis également sceptique sur la valo potentielle à 3 ans annoncée par cet analyste, mais je partage totalement ton analyse Benoît sur le potentiel d'usage et donc de monétisation de MySpace.
Reste à voir si leur activité naissante prendra en France ?