lundi 3 juillet 2006

Liberation 2.0 : le commentaire est (presque) libre

Avec la nouvelle version de son site Internet, lancée ce matin, Libération devient le premier quotidien français payant à autoriser les commentaires sur ses articles. Mais pas le premier. Le quotidien gratuit "20 minutes" pratique déjà la conversation depuis un certain temps, tandis que "Le Monde" ne l'autorise qu'à ses abonnés (!).
Quoi qu'il en soit, la démarche est suffisamment rare dans le monde de la presse papier pour le signaler. Même si Libération n'est pas allé jusqu'à autoriser les commentaires sur tous ses contenus, mais sur "une sélection d'articles". Bizarre... Ainsi, je peux réagir aux "soldats tués à Bouaké: la France a laissé faire", mais pas sur le projet socialiste pour 2007... ni sur les films actuellement en salle.
Le commentaire est devenu tellement naturel sur le Net, que l'on a de plus en plus de mal à comprendre son absence... Libé ouvre timidement la marche. Les autres journaux suivront. Irrésistiblement.
Autre fonctionnalité web 2.0 : la possibilité d'envoyer ses photos sur une sorte de blog collectif, sur des sujets d'actualité. L'expérience, qui avait été lancée à l'occasion du CPE, est donc désormais généralisée.
On peut également s'abonner à plusieurs dizaines de flux RSS différents, selon la thématique qui nous intéresse.
Libé prépare pour la rentrée une édition "premium" pour ses abonnés,promettant à ces derniers "une relation privilégiée avec les journalistes de Libération".
Bref, ce n'est pas une révolution, mais c'est déjà un bon début, même si, à force de vouloir trop en mettre, le site a perdu de sa clarté. A suivre...

2 commentaires:

Emmanuel a dit…

Lesechos autorisent également les commentaires sur les articles depuis quelques mois...
Libé a le mérite de les mettre en valeur..

Anonyme a dit…

Je cherche comment Libération et d'autres journaux sélectionnent les commentaires et je ne trouve pas ! Autrement dit, quels sont les critères de censure vu que censure il y a et qu'elle n'est pas transparente du tout.